À l'atome inconnu
Par domcorrieras, le mardi 6 juillet 2021 - Poèmes & chansons - lien permanent
— la pénéplaine des âmes tranquilles
est là
tout près
dans la couleur du ciel et le frémissement
des mélopées en avance
en précis arrachés
au semblant du silence,
reliure stable
entre
l'épaule frôlée
et
l'instant où l'on s'assoupit pour toujours,
elle incarne
le seul ombilic que l'on possède
et le vent léger lui emprunte ses couleurs
pour les lui rendre en battements éphémères
et subtilement dépareillés
— la hutte déchue cicatrice demain
les différentes profondeurs vibrent albalines
médiatrices et versions passagères de noms
dans la cour majeure
où règne un zébu ornithologique mineur,
les paroles ne sont plus comprises
et le jardin reste secret
— jusqu'à ce que la légende…
jusqu'à ce que la légende fasse mourir le crime
et
que les peuples entraînent leur noblesse
au sport et au pouvoir, au rhésus,
ou vingt quatre roues de foules,
quotidiennement
— le verso des fossiles…
le verso des fossiles éclaire la nuit
de lunes postalées et durandelles
jardinières
horaires médicaux boulés aux pieds par la taille
moyenne,
j'ai tombé sur le nez
qui s'ivrogne s'ouvre sur d'inconnus continents
retirés à la main des urgences
à la main des sols distants familiers
— opacité transparente puis limpide
en quels âges affolés
par les obscurités factices
en quel abandon
s'agitent les bénédictions empressées
las,
les planisphères démasquent impitoyablement
les retards poétiques du beau monde
en linge de saison
en linge de musiques trépassées
haletantes encore
de leurs logorrhées automatiques
— l'hyène proche et volage
leur matriarcat abreuve
et les horloges du port chantent l'autre cœur qui
apponte à la voix tel une âme sans forteresse mais
gonflé de bonheurs ;
et l'on fit de tout
avec ce que l'on a jamais su d'elles
ni de leurs secrets patients d'horloges
et magnifiques ;
pourquoi des mots amers et les façades de
la limousine ;
et les fenêtres émotionnelles dorment profondément
dans le coude des nains parentaux ;
fontaines orales tordues,
la vivante et la poussière de terre ont
un vrai et un faux dans le même sachet
— lie de roses
les soleils d'abord posés aux lignes ordonnées
des cultures nourricières
montent ensuite en une seule anima pensive
qui fait la navette entre les balles caleuses
et les rayons tranquilles accrochés au goût
— qui paie ?
dans les grottes les plis du menton de la roche
entraînent à la soudure et l'humanité aussi
Kikapaye et
les biographies sauvages des morceaux
s'habillent entre elles
entre bergeries diaphanes et boucheries obstaclières
or
les chants des croyants intenses et se répercutant
raniment irrépressiblement
la souche des ruines
et le bouton manuel des « vers en pensée » ;
à bientôt… ou
Kikapaye ? ou
ne touche que et les courriers
c'est entendu ?
Reprenez le travail hors les sources
du rachis verticulaire
et
le téléphone court le long de la perte de décoration,
que
voulait-il
au fait ?
Les bras des cétacés effleurent l'illustre oubli.
Matthieu Messagier / Poèmes sans tain
Illustration : "Deux serpents" (dessin de l'auteur)




