« Il n'y a pas de plus grand poète.
Il y a la poésie. »

Paul Fort (Canzone du vrai de vrai / Portraits sur le sable)

DISTIQUES ET QUATRAINS


 

 

Je porte sur ma lourde épaule

Ma destinée comme un oiseau.

 

Le ciel silence essentiel

Abîme au faîte des murs.

 

La cheminée dans sa cage de marbre

Regarde pousser la forêt du feu

Et l'oiseau s'endort au-dessus des arbres

En hochant sa tête bleue.

 

Poème feu — l'étoile en fut le nombre —

Toute la nuit tourne comme un fuseau

Où le ruisseau s'il s'écoute dans l'ombre

Entend goutter son aile de roseau.

Maurice Fombeure / J'ai mal à mon village