« Il n'y a pas de plus grand poète.
Il y a la poésie. »

Paul Fort (Canzone du vrai de vrai / Portraits sur le sable)

DE MAI À DÉCEMBRE


 

 

À coup de griffes

la vie folle bleue

se promène dans les noirceurs

déshabille l'âme

sur un vieux lit défait

viole les heures tendres

dérive sur l'errance

déchire le ciel

ses lambeaux
 

avalé par la mémoire

le corps à l'équinoxe bouscule les mots

puisés sur les lèvres de mai

jusqu'au rêve fané

de décembre

Huguette Bertrand - 11 décembre 2020