« Il n'y a pas de plus grand poète.
Il y a la poésie. »

Paul Fort (Canzone du vrai de vrai / Portraits sur le sable)

Sotto gli faggi


 

 

Les promenades d’été ne traduisent plus

le silence de ma vallée

en bas qui s’apprête à la sieste

 

Sotto gli faggi je reste

au dernier point d’ombre que m’offre encore

le chemin ; et je ne sais pas qui je suis

pour être si haut perchée

 

Sotto gli faggi je lève la tête

où parlent fort les touristes décathlonisés ;

Le vieil Aladar et sa grosse bouche molle ;

Cima Pagari que brûle un nuage d’or.

 

J’ai dans la poche un petit fossile

volé tout à l’heure à la terre.

Mais cela,

                         seule la montagne le sait.

Léa-Nunzia Corrieras / in REVU - la revue de poésie snob et élitiste N°7
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