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La nuit au-dessus du front ravagé s’est levée

Avec de belles étoiles

Sur la colline, quand tu étais couché pétrifié de 

    douleur,

 

Et qu’une bête sauvage dans le jardin mangeait ton

    cœur.

Un ange de feu

Tu es couché, la poitrine brisée, sur le champ pierreux,

 

Ou un oiseau nocturne dans la forêt

Toujours répétant

Une plainte infinie dans les branchages épineux de la

    nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



























 


Georg Trakl / Choix de poèmes épars (1912-1914)