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L’ascète teint ses vêtements au lieu de teindre

son âme des couleurs de l’amour.

    Il reste assis dans le temple, abandonnant

Brahma pour adorer une pierre ;

    Il se perce les oreilles ; il porte une longue 

barbe et des guenilles sordides ; il ressemble à un

bouc.

    Il marche dans le désert, tuant en lui le désir et

il devient semblable à l’eunuque.

    Il se tond la tête et teint ses vêtements ; il lit la 

Gita et devient un grand bavard.

    Kabïr dit : « Toi qui agis comme lui, tu vas aux

portes de la mort, pieds et mains liés. » —

 

 

 

 



























 


Kabïr / Poèmes
traduit par Henriette Mirabaud-Thorens