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J’entends les chiens de berger dormir

dans la poussière, le grincement

du moulin domine les cris aigus

de trente-trois groupes d’oiseaux en rut.

Les vautours survolent si doucement

les corrals que l’air n’y fait pas attention.

Dans tous les millénaires, passés ou à venir,

aucun jour ne se clone.

 

 

 

 

 





















 


Jim Harrison / LA FORME DU VOYAGE : NOUVEAUX POÈMES (1998)
traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent.